De Point-à Pitre à Paris, du métro au Grand Palais, Shuck One a découvert le graffiti a seulement 38 ans mais s'est déjà fait un nom de taille dans le milieu. Après s'être exprimé sur la condition des femmes Africaines, le fondateur du mythique collectif « Basalt » excelle une nouvelle fois en tant qu'artiste engagé. Il projette ses tags sur les toiles comme il le fait sur les murs, agissant tel un miroir urbain, moderne et subjectif.
Shuck One est un graffiteur et artiste français, né à Pointe-à-Pitre en 1970. Fondateur des groupes DCM1 et Basalt2,3, collectifs de taggeurs et de graffeurs parisiens dont la créativité et le dynamisme marquent la décennie, il vit et travaille à Paris.
Né à Pointe-à-Pitre en 1970, la révélation de Shuck One pour les graffitis remonte au début des années 80 à travers les revendications murales des indépendantistes vues aux Antilles. Son implication dans l'art du graffiti est une réelle aventure, laquelle a démarré dès son arrivée à Paris. Très présent dans le milieu du Hip-hop, il exprime avec conviction son idéologie comme étant la suite logique de ses propres expériences. Puissants, agressifs et engagés, ses tags, throw-ups, et graffs réalisés dans les artères souterraines du métro, les murs des terrains vagues de la capitale et à l'étranger, font de lui une figure de référence du graffiti international. Ses descentes collectives sont réalisées avec son groupe DCM - 1985/2011. Son intérêt pour la philosophie va lui permettre de démontrer le rôle, l'impact émancipateur que peut jouer le graffiti sur la notion d'individualisme. On lui doit ainsi l'invention du graffic artism[Quoi ?], un travail approfondi sur toiles qui révèle au spectateur « une résonance graphique » et qui exprime l'âme même du graffiti. Il réalise alors des œuvres composées de corps suspendus et d'objets non clairement identifiés qui conservent toujours cette spontanéité, cette sensibilité et cette controverse propres à la rue.
Ses œuvres sont présentées dans diverses expositions, galeries, fondations et musées. Le Fonds National d’Art Contemporain acquiert, en 2007, une œuvre majeure État d’urgence (collage, aérosol & acrylique) sur toile, 265x220 cm, 2002) œuvre faisant référence au 11 septembre 1973 / 11 septembre 2001.
Pour celui, qui use du graffiti et du tagg pour oeuvrer, utiliser la bombe comme support et comme sujet c’est s’affranchir de toutes démarches conventionnelles. Il considère son outil de prédilection comme un objet singulier qu’il érige en oeuvre d’art. Alors la bombe s’expose ! Il la déconstruit, la redéfinit, la triture, l’éclate. Il y appose ses couleurs, ses traits, son portrait, et sa signature. Il la charge de sens et d’histoire ; il lui offre une profondeur…
Cet objet industriel qui semblait alors banal, se trouve désormais au centre de toutes les attentions.
«Je ne veux pas être doux», annonce Shuck One. En voilà qui en dit long sur sa peinture…que dis-je, son graffiti, il se veut énergique, spontané, tourmenté,
vif … il est mouvement ! Ses oeuvres se construisent avec une certaine force tranquille, avec une gestuelle fluide et maîtrisée.
Son oeuvre est une feuille de route qui nous dévoile ses moindres faits et gestes. Shuck est alors vulnérable… Vibrante, puissante, agressive et trash, dans une forme de microcosme, la couleur se débat, s’installe et commande un dialogue.
http://www.shuckone.com/grafficartism/