mercredi 14 août 2013

Pablito Zago

DSC 4747 Arles Street Art tour

Pablito Zago c’est le graphiste de Château Bruyant ainsi que l’une des têtes pensante du crew. On lui doit depuis près de 10 ans de nombreuses créations dans le monde de la musique et de l’illustration.
A ses activités de graphisme s’ajoute, depuis de nombreuses années, ses travaux de street art (derrière différents pseudos). Depuis près d’un an, il collabore avec Cleps, jeune photographe talentueux, sur des collages géants mélangeant photographies et illustrations. Le week end dernier, il réalisaient le collage de « King »... big !!! Follow our atists !!!
PS : Mais comme Pablito ne peut s’empêcher de faire plusieurs choses à la fois, vous le retrouverez aux platines, ce vendredi au Nouveau Casino, pour notre Chateau Bruyant Party

http://www.flickr.com/photos/thestreeet/sets/
https://www.facebook.com/pablitozago

lundi 12 août 2013

GOdDOG


 

Avec un univers graphique propre et exclusif, GodDog nous enchante et ce n’est qu’un début pour cet artiste basé à Avignon.

GodDog a fait ses débuts dans le tag et le graffiti très tôt, travaillant surtout le lettrage et les effets visuels avec sa bande de potes. Féru de graffiti il s’est ainsi mis au dessin à proprement dit avec de nouvelles figures illustratives. A travers son langage graphique, GodDog s’inscrit donc dans une sphère fantastique, avec des éléments hybrides travaillés de différentes façons par exemple ses têtes de mort ou ses personnages arrondis avec de drôles de bestioles. Il joue aussi sur les contrastes de couleurs, de formes inconstantes et de motifs variés.
Un jeu graphique qui réjouit quand on sait que ses influences artistiques sont diverses : Schiele, Basquiat, Blu, Aryz ou encore Hyuro.

Avec une expérience en galerie en 2009 à Paris, GodDog est un artiste à suivre car son univers en évolution ne peut que nous captiver encore plus.

'la sieste" - Goddog - Labenne

Kapla



Tes premiers pas dans le graffiti.
J’ai commencé le graffiti dans ma province sur Châlons en champagne exactement. J’avais 16 ans, j’ai commencé par faire du Tag. C’est un truc qui m’a suivi un bout de temps, d’ailleurs j’aime encore beaucoup ça… Après j’ai commencé à bosser un peu la lettre… à tenter de la mettre en volume. Mais ça n’a jamais vraiment été mon fort…Du coup, ça m’a saoulé…après quelques péripéties et embrouilles, j’ai arrêté pendant quelques temps de peindre. Et puis, un beau matin..Ca me démangé du coup, je m’y suis remis bien à fond…et très vite, j’ai souhaité créer un univers avec une identité assez forte qui puisse se reconnaître…sans forcément y mettre des lettres.

Le Meilleur souvenir de toutes ces années ?
C’est pas évident de trouver un super souvenir en particulier…Euuuh, comme ça, je dirais les rencontres que j’ai pu faire à l’étranger grâce à la peinture. En faite, ce qui me plaît, c’est bien sûr de peindre..Mais aussi les interactions sociales qui vont se créer via la peinture…Y a deux ans, je suis parti en Indonésie avec ma copine, et les gens là bas sont très friands de graffiti…Du coup, on a rencontré des supers personnes..Malgré tout, le graffiti reste pour moi, un art qui favorise l’intégration…Et ça, dans n’importe quelle pays. Que ça soit avec les enfants ou les vieillards…Tu attires toujours la curiosité des gens…Et puis, vu qu’a l’autre bout du monde s’est pas toujours évident de se faire comprendre…La peinture me permet d’échanger, de partager, de rire…Enfin voilà..Tout ce qu’il y a de meilleur !!

et le pire…?
A l’inverse, mon pire souvenir restera les différentes altercations que j’ai pu avoir avec les flics suite à des peintures réalisées …Même si, heureusement ça n’arrive pas tous les weekend..L’indifférence et l’indélicatesse de ces personnes m’a toujours fasciné.. Un coup, j’ai eu le droit à “T’as que ça a foutre à ton âge et puis c’est quoi, ça représente quoi…ça ressemble à rien ton truc…” En fait, c’était juste pas agréable de devoir se justifier…Alors que tu sais pertinemment que c’est peine perdue de les convaincre..Du coup, maintenant je baisse la tête et m’autoflagelle. (rire)

Un endroit où tu aimerais peindre?
Y-a plusieurs endroits ou j’aimerais peindre…Comme ça, je vais te répondre au Pérou, je suis curieux de rencontrer la scène péruvienne ou sinon au Mexique, ça me brancherait bien aussi !!! Mais la prochaine destination sera sur Séville, j’y pars dans 15 jours…Du coup, on verra bien les connexions que je ferais !!

Le ou les artistes avec qui tu aimerais bien faire un mur.
C’est pareil, y a plusieurs artistes avec qui j’aimerais bien peindre…Les deux qui me viennent à l’esprit..Ca serait “Curiot” un mexicain…Je trouve que ce mec défonce, il a une manière d’interpréter ses peintures qui me plaît énormément…Sinon, j’aime beaucoup aussi le travail d’Okuda…C’est super coloré et bien abstract comme j’aime !! Du coup, oui…Ca serait cool de peindre un de ces quatre avec eux !!

Avignon ça rime avec quoi ?
Avignon, Ca rime avec petite ville, petit réseau, Bourgeoisie, paillette en intramuros et le néant en extramuros…Ville agréable, mais qui a dû mal à soutenir les initiatives des jeunes…surtout quand ça concerne le graffiti ou l’art urbain contemporain comme dirait les arrivistes !! (rire) Nan, plus sérieusement…c’est une ville qui mériterait vraiment d’être un peu plus active et dynamique car on y est bien sur Avignon…Mais, si tu ne bouges pas un peu à droite à gauche le weekend…Tu tournes quand même vite en rond..Et ça, moi j’aime pas trop.

Un souhait pour les 10 prochaines années.
Dans les 10 prochaines années, je me vois bien continuer de peindre avec les copains…Essayer de développer au mieux mon univers, qu’il soit le plus étrange et poétique possible…continuer à voyager un maximum…Et surtout prendre du plaisir !!!

goddog-collage-graffiti-1.jpg

http://www.flickr.com/photos/latelier_de_goddog/

http://street-culture.fr/2012/11/goddog/
http://www.streetlove.fr/interview/goddog-graffiti-interview.html
http://www.fatcap.org/article/goddog-made-in-avingon.html

Avec Pablito Zago
http://vimeo.com/31243607
http://vimeo.com/31480758 

SHUCK ONE


 
De Point-à Pitre à Paris, du métro au Grand Palais, Shuck One a découvert le graffiti a seulement 38 ans mais s'est déjà fait un nom de taille dans le milieu. Après s'être exprimé sur la condition des femmes Africaines, le fondateur du mythique collectif « Basalt » excelle une nouvelle fois en tant qu'artiste engagé. Il projette ses tags sur les toiles comme il le fait sur les murs, agissant tel un miroir urbain, moderne et subjectif. 
Shuck One est un graffiteur et artiste français, né à Pointe-à-Pitre en 1970. Fondateur des groupes DCM1 et Basalt2,3, collectifs de taggeurs et de graffeurs parisiens dont la créativité et le dynamisme marquent la décennie, il vit et travaille à Paris.

Né à Pointe-à-Pitre en 1970, la révélation de Shuck One pour les graffitis remonte au début des années 80 à travers les revendications murales des indépendantistes vues aux Antilles. Son implication dans l'art du graffiti est une réelle aventure, laquelle a démarré dès son arrivée à Paris. Très présent dans le milieu du Hip-hop, il exprime avec conviction son idéologie comme étant la suite logique de ses propres expériences. Puissants, agressifs et engagés, ses tags, throw-ups, et graffs réalisés dans les artères souterraines du métro, les murs des terrains vagues de la capitale et à l'étranger, font de lui une figure de référence du graffiti international. Ses descentes collectives sont réalisées avec son groupe DCM - 1985/2011. Son intérêt pour la philosophie va lui permettre de démontrer le rôle, l'impact émancipateur que peut jouer le graffiti sur la notion d'individualisme. On lui doit ainsi l'invention du graffic artism[Quoi ?], un travail approfondi sur toiles qui révèle au spectateur « une résonance graphique » et qui exprime l'âme même du graffiti. Il réalise alors des œuvres composées de corps suspendus et d'objets non clairement identifiés qui conservent toujours cette spontanéité, cette sensibilité et cette controverse propres à la rue.

Ses œuvres sont présentées dans diverses expositions, galeries, fondations et musées. Le Fonds National d’Art Contemporain acquiert, en 2007, une œuvre majeure État d’urgence (collage, aérosol & acrylique) sur toile, 265x220 cm, 2002) œuvre faisant référence au 11 septembre 1973 / 11 septembre 2001.

Shuck One dans son atelier. 
 


Pour celui, qui use du graffiti et du tagg pour oeuvrer, utiliser la bombe comme support et comme sujet c’est s’affranchir de toutes démarches conventionnelles. Il considère son outil de prédilection comme un objet singulier qu’il érige en oeuvre d’art. Alors la bombe s’expose ! Il la déconstruit, la redéfinit, la triture, l’éclate. Il y appose ses couleurs, ses traits, son portrait, et sa signature. Il la charge de sens et d’histoire ; il lui offre une profondeur…

Cet objet industriel qui semblait alors banal, se trouve désormais au centre de toutes les attentions.

«Je ne veux pas être doux», annonce Shuck One. En voilà qui en dit long sur sa peinture…que dis-je, son graffiti, il se veut énergique, spontané, tourmenté,
vif … il est mouvement ! Ses oeuvres se construisent avec une certaine force tranquille, avec une gestuelle fluide et maîtrisée.

Son oeuvre est une feuille de route qui nous dévoile ses moindres faits et gestes. Shuck est alors vulnérable… Vibrante, puissante, agressive et trash, dans une forme de microcosme, la couleur se débat, s’installe et commande un dialogue.


 





 http://www.shuckone.com/grafficartism/






















visuel

jeudi 8 août 2013

Cedric BERNADOTTE



http://cedricbernadotte.com/


Cedric Bernadotte, né en 1978 à Bourges, est un artiste contemporain français.Il intervient depuis 1999 dans l'espace public sur la question des limites entre l'espace public et le privé, le mobilier urbain et notre présence à la ville. Influencé par la pratique dugraffiti, les travaux des situationnistes et du collectif Stalker1 , il propose depuis 2001 du mobilier éphémère dans des espaces résiduels de la ville avec des matériaux économiques.

Il redonne ainsi des fonctions à des espaces inusités en créant des formes qui se greffent sur le mobilier préexistant afin de permettre aux passants de prendre le temps de se poser, regarder, aux enfants de jouer, puis de repartir. Il propose généralement des modes d'emploi pour réaliser soi-même ces interventions devant son immeuble, dans son quartier.

Dans la lignée du « do it yourself » , il fournit de nouvelles techniques de ré-appropriation d'espace en toute légalité. Ses structures gonflables, ultra légères confectionnées à partir de bâche de protection, « pour peintre», manifestent son désir de concevoir la rue autrement. Il a réalisé entre 1999 et 2005, de nombreux moulages d'espace, à l’aide de panneau solaire ou de simple ventilateur branché chez un commerçant.


Texte de Paul Ardenne issu du livre "100 Artistes du Street Art" aux éditions La Martiniére

Cédric Bernadotte impose avec douceur ses interventions dans la ville.A l'aide du mobilier existant tel que bancs, poteaux, colonnes, où encore arbres, il crée de nouveaux espaces à vivre au moyen de scotch et de cellophane. Les passants s'y installent et s'y prélassent. Les enfants jouent sur ces balançoires provisoires. Afin de ne pas agresser le regard, les tons sont plutôt neutre, blanc, noir et transparent. Cette nouvelle langueur, cette générosité à partager avec le spectateur conduisent à fonder un nouveau type de rêverie pour le promeneur solitaire. Ce design urbain éphémère permet en effet de faire découvrir l'architecture autrement, de cacher des points de vues ou d'en révéler d'autres, et de manière plus profonde, de faire réfléchir au question d'urbanisme. Dans le monde de Cedric Bernadotte, on se pose pour observer différemment sa ville ou des endroits où habituellement l'on ne va pas.Il arrête le regard ailleurs.Il va même jusqu'aux zones en friche, aux territoires en jachère, aux zones suburbaines, proche en cela du collectif italien, Stalker composé d'architectes, d'urbanistes et de chercheurs interrogeant la réalité urbaine et les pratiques qui s'y développent. Ces reflexions mettent également en jeu des notions économiques et éphémères qui demeurent au cœur du travail de Cedric Bernadotte. Il offre une seconde vie à des matériaux récupérés ou à ceux qui servent à emballer, employés dans le milieu industriel. La référence de l'arte povera, dans ces choix, est implicite.On décèle aussi chez lui une considération plus actuelle liée à l'écologie ou au recyclage. Enfin Cedric Bernadotte se signale ces dernières années par sa volonté croissante de faire entrer activement les passants dans sa création artistique. A Pau, dans le cadre d'expopromenade 2009, qui avait pour but de fairede la ville un lieu de rencontre et de connexion, il proposa des modes d'emploi pour que chacun puisse réaliser son installation devant son immeuble ou dans son quartier.Il travaille aussi beaucoup à Marseille. Ses infra-architectures dessinent en creux d'autres portraits de villes, ses installations permettant, elles, de souligner ou de surligner d'autres courbes et volumes. Parfois, elles en adoucissent les structures car ces couches de matières , à la manière d'enveloppements et de membranes, agissent comme une caresse. Un rêve que Cédric Bernadotte aimerait accomplir : se confronter aux colonnes de Buren, dans la cour d'honneur du Palais-Royal.


 

SOWAT


http://sowat1.com



Sowat est un graffeur franco-américain qui a évolué dans les milieux de Marseille et de Los Angeles, inspiré par l’une des figures majeures du graffiti californien, Chaz Bojorquez, qui a développé le « Cholo writing », une calligraphie née dans les années 1940 et destinée à marquer les territoires des gangs latinos.